Vorliegende Einspielung soll sich nicht dem heute allzu oft erhobenen Anspruch auf interpretatorische Endgültigkeit beugen. Sie muß vielmehr als eine Folge von Momentaufnahmen bei der stets wiederkehrenden Beschäftigung mit BACHs Musik an der AHREND-Orgel in Porrentruy verstanden werden. In der Überzeugung, daß es so etwas wie die BACH-Orgel nicht geben kann angesichts der enormen stilistichen Vielfalt der Werke, ist es ebenso aufregende wie lohnende Herausforderung, das gesamte Orgel-Schaffen BACHS auf einer einzigen, der Orgel von Porrentruy darzustellen. Das Instrument lehnt sich an die Orgel zu Glauchau in Sachsen an, läßt den Geist Gottfried SILBERMANNS neu erstrahlen, ist aber glücklicherweise nicht eine seelenlos-sklavische Kopie des Vorbildes, sondern spricht seine eigene, unverwechselbare Sprache. Die Anordnung der einzelnen Werke erfolgt nach mehreren Gesichts-punkten: Die großen Zyklen bleiben eine Einheit; die jeweiligen Gattungen werden berücksichtigt; es wird dennoch Wert auf Abwechslungsreichtum gelegt.Die gelegentlich einschränkenden Charakteristika des Orgel diktierten in manchen Fällen ungewohnte, neue Lösungen. Diese, durch das Instrument selbst angeregt, sind jedoch sämtlich in der Aufführungspraxis bezeugt. Die zeitlichen Abstände zwischen den einzelnen Stücken auf der CD entsprechen dem spontan erlebten Rhythmus des Gesamtablaufs ihrer Ausführung. Diese zeitliche Gestaltung ist der Grund für die gele03.03.2008 jeder CD der Sammlung; sie bezweckt aber eine artikulierte, sinngebende Einheit der jeweiligen CD, die ihrerseits als Ganzes, in einem Zug gehört werden kann.
Michael Radulescu
Le présent enregistrement ne veut pas se plier à la prétention trop souvent exprimée de nos jours, de donner “la” version définitive de l’oeuvre. Elle doit bien au contraire être entendue comme une suite d’enregistrements à un moment donné d’une confrontation permanente avec la musique de Bach à l’Orgue AHREND de Porrentruy. Il est évident qu’au regard de l’énorme diversité stylistique des oeuvres, il ne puisse être question d’un “Orgue BACH”, unique, mais c’est un défi aussi exaltant que gratifiant que de jouer l’Intégrale de l’OEuvre d’Orgue sur un seul instrument: Jürgen AHREND a construit cet orgue sur le modèle de celui de Glauchau en Saxe, donnant ainsi un nouveau rayonnement à l’esprit de Gottfried SILBERMANN, mais il n’en est heureusement pas une copie servile et sans âme : il parle sa propre langue, que l’on ne peut confondre avec d’autres.
L’ordre dans lequel les pièces se succèdent obéit à plusieurs critères: les grands cycles constituent toujours une unité; les différents genres ont été pris en considération de manère à assureur la plus riche diversité possible. Les caractéristiques parfois limitatives de l’orgue nous ont dicté dans certains cas des solutions nouvelles, inhabituelles. Toutefois, imposées par l’instrument lui-même, elles sont sans exception attestées dans la pratique de l’époque. Les pauses entre les différentes pièces sont données dans le rythme ressenti au cours de leur interprétation et la répartition de celles-ci sur chaque CD forment un tout articulé permettant une écoute d’un seul trait; ceci explique les différences en temps réel dans les silences entre les pièces et les variations de durées souvent importantes entre les CD de la collection.
Michael Radulescu